Diagnostic de la problématique de l’Enseignement, formation professionnelle et Innovation Technologique

2ème Edition du FEG : les panélistes dressent le diagnostic de la problématique de l’Enseignement, formation professionnelle et Innovation Technologique

Le cinquième panel a porté sur « l’Enseignement, Formation Professionnelle et Innovation Technologique, moteur de Développement ».

Au total, ils étaient cinq hautes personnalités en face des étudiants et élèves pour partager avec eux leur point de vue sur le sujet. A savoir : Ibrahima Kalil Kaba Ministre Directeur de Cabinet à la Présidence de la République, Damantang Albert Camara Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail, Abdoulaye Yéro Baldé Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Pr Amadou Tidiane N’Diaye Directeur de Cabinet, Ministère de l’Enseignement Supérieur du Sénégal, Pr Alkassoum Maiga Ministre de l’Enseignement Supérieur et de l’Innovation du Burkina Faso et Salimata Kanté Directrice de Cabinet adjointe Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de la Cote d’Ivoire.

Les éminents panélistes ont à tour de rôle présenté des expériences qui se fondent sur des approches innovantes de développement des compétences. Pour eux, aucune filière n’est prédestinée à être leader ou coordonnateur ou encore modèle. « Chacun a son profil et il faut fournir beaucoup d’efforts en ignorant le sens de celui qui est pessimiste. Car être un leader ne s’apprend pas à l’école, mais l’école est l’une des sources qui forme un leader » disent-ils

Parler de cette thématique a été l’occasion pour les experts et les acteurs de l’éducation de répondre à de nombreuses questions en matière d’évolution numérique et e-innovation pédagogique dans l’enseignement technologique et professionnel. Il permettra d’évaluer la pénétration des « technologies nouvelles en milieu éducatif africain et leurs impacts sur l’apprentissage ; de réfléchir aux nouveaux défis à relever et proposer des lignes directrices nécessaires à faire du numérique le véritable moteur du décollage collaboratif, éducatif et socioculturel de chaque pays.

L’enseignement universitaire repose encore trop largement sur un modèle fondé sur une approche par les contenus. Ce modèle montre ses limites dans les résultats des étudiants avec de forts taux d’échecs qui se traduisent par des abandons d’étude assez importants et une très faible adéquation entre les connaissances universitaires enseignées et les compétences à développer.  Notamment si l’on considère les questions d’adéquation des formations aux emplois susceptibles d’être occupés par les étudiants à l’issue de leur formation, pour ceux qui obtiennent un diplôme.

Face à cette situation, les panélistes diront qu’il ne s’agit pas seulement d’innovation, ni de technique mais il s’agit de tout un environnement qui peut être juridique, sociaux – anthropologique, culturel qui pourrait éventuellement aider à avoir une perception globale des difficultés auxquelles tous sont confrontés. « Il s’agit également d’un constat global d’impasse qui stagne la résolution des différents problèmes liés à l’éducation ». En ce qui concerne les formations, 75 % des étudiants sont des littéraires dans la plus part des pays. « Une adéquation qui n’est pas tenable pour la résolution des difficultés ».  Pour résoudre ce problème, il faudra dès l’école primaire instaurer un système de formation dans les branches techniques parce que l’Afrique ne peut pas avancer sans la notion de technologie de base et de technologie avancée expliquent-t-ils.

Pour finir les panélistes diront que la problématique de l’Enseignement, Formation Professionnelle et Innovation Technologique, moteur de Développement, doit permettre de faire le point sur les pratiques et les recherches en pédagogie universitaire. Les propositions de communications proposées pourront aborder un ou plusieurs aspects tels que : les outils pédagogiques, les pratiques d’évaluation, l’approche par compétences et l’innovation dans l’enseignement supérieur. Il sera aussi l’occasion de créer des collaborations entre les praticiens et les chercheurs pour promouvoir la recherche-action en matière de pédagogie universitaire.