Employabilité des jeunes : Le coup de boost de l’AUF à JA Gabon

Des jeunes en formation à l’incubateur national. © facebook.com/Juniorachievementgabon

Trouver des mécanismes pour inciter les jeunes à l’entrepreneuriat. Tel est la ligne directrice de la convention de partenariat signé entre Junior Achievement (JA) Gabon et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), le 11 février à Libreville. Plus précisément, cette collaboration vise à améliorer l’employabilité et l’insertion professionnelle des diplômés du supérieur.

«L’AUF déploie des mécanismes formels et informels. Formel, car il y a la mise en place prochaine d’un projet concret d’un incubateur dans chaque université du Gabon, mais aussi d’une formation à l’entrepreneuriat pour tous les étudiants intéressés. Dans l’informel il y a toutes les activités de concours, de forum et de manifestations qui sont dédiés à l’entrepreneuriat», a déclaré le directeur régional de l’AUF.

A cet effet, Mohamed Adel Ben Amor souhaite notamment que les étudiants participent à la semaine mondiale de l’entrepreneuriat, prévue en novembre prochain. «Il faut que nous soyons présents pour montrer aux jeunes que l’entrepreneuriat c’est très important, pas pour l’emploi, mais pour l’auto-emploi. Au-delà, cela permet aussi de forger la personne et inculquer la culture entrepreneuriale à tous nos jeunes qu’ils soient universitaires ou non», a-t-il souligné.

Cet apprentissage devrait permettre un accompagnement de la jeunesse vers la concrétisation de leurs projets de création d’entreprises. L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a permis de créer le premier incubateur modèle de l’incubateur national, qui sera dupliqué à travers le pays. «Nous avons reçu un mandat du gouvernement en février 2018 pour monter un réseau national d’incubateurs», a rappelé la directrice exécutive de JA Gabon.

Selon Radia Garrigues, le réseau national d’incubateurs compte deux universités, toutes deux membres de l’AUF. Il s’agit de l’Université Omar Bongo (UOB), sera monté un incubateur en économie sociale et solidaire. L’autre membre est l’Université des sciences de Masuku (USTM), avec tout ce qui est lié à la recherche autour des déchets et la recherche liée à l’agriculture.

«Cela rentre totalement dans le cadre de ce programme sur lequel nous sommes en train de lever des fonds et on espère un démarrage rapide en septembre 2019», a indiqué Radia Garrigues. Ce projet s’étendra dans chaque chef-lieu de province avec 14 espaces d’incubation, dont deux au sein des universités gabonaises. Les autres seront implémentés dans des centres de formations professionnelles ou des lycées techniques pour les accompagner sur des filières bien précises.